Abris de glace

Le chromosome Ulysse


La sonate Au clair de lune que diffusait une radio locale, le ronronnement ténu et monotone du moteur, le sifflement à peine audible de la respiration d’Inge endormie à côté de moi qu’un soupir plus profond — lassitude, contentement, apaisement de quelque rêve bercé par les mouvements de la voiture ? (il me semble qu’il est trop tôt pour que ce soupir un peu forcé puisse être imputé à la grossesse d’Inge : cela fait seulement trois mois que saint Janvier a cessé de se liquéfier, signe annonciateur de catastrophes inéluctables mais encore lointaines, et dont je cerne mal les changements qu’elles vont apporter dans mon existence au cours jusqu’alors des plus erratiques ; ma seule certitude est que ces changements me seront à coup sûr désagréables) — la respiration d’Inge qu’un soupir mystérieux venait ponctuer à intervalle régulier : tout cela se fondait dans un même murmure confus et indistinct, se mêlait, s’indiscernait, annihilait en moi toute pensée.
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