Abris de glace

Transit

Je marche dans Toulouse et le soir me poursuit à grandes enjambées jusqu’à la place du Capitole, où il me rejoint enfin pour m’accabler d’une soudaine paresse.
Là se rencontrent tous les chemins, et à jamais s’arrêtent les paralytiques de toutes espèces ; au-delà, la Garonne presse son ventre gras contre les berges désertes et sans cesse se tourne et se retourne dans son lit, sans jamais parvenir à trouver le sommeil. Elle promène partout sa mauvaise humeur de dogue boueux mais cette méchanceté affectée n’effraie plus personne — pas même moi qui viens d’arriver et hésite encore à m’en retourner.
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