Abris de glace

Radiophage

Brutale éphémère...
Pas de temps à perdre... et il sauta sur le marchepied rouge.
Nous savons bien qu’il n’en est rien, nous le savons bien...

Allez, ris ! jeune fleur...
Un autre que moi fera de tes pétales
de tes pistils
de ta corolle rouge
un tapis de pleurs. La lingerie
froissée
exhalait un dernier soupir, sur le sol épandue.

8.07 : à cette heure, Avignon, rose déjà, Avignon tirée de son soleil
par le cri rauque et véloce du fer qui va son chemin,
dans la paume un brugnon de chair tendre...

Nous savons qu’il n’en est rien, nous le savons bien...
Et pourtant l’oreille piétinée, le fracas
de la gare soulevée de terre...

Nous le savons bien ! Dans le coquillage de plastique,
La voix d’un inconnu qui pleure, qui pleure
et qui grince une autre catastrophe,
à l’heure du viol...

Nous le savons bien, nous le savons bien...
Encore un tas d’or, allons !...
nue, ses jambes croisées, comme vivante...
Et alors ?

Et alors ?...

Nous le savons bien ! Pourquoi toujours sans cesse encore une fois
de plus
Nous le savons bien...

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